RomeWaPOR, l'outil innovant de gestion de l'eau, est désormais disponible dans le monde entier. Lancé en Afrique et au Proche-Orient, il y a connu un vif succès pendant six ans.
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé aujourd’hui la version améliorée lors du 2e Dialogue de Rome sur l’eau et du Symposium mondial sur les sols et l’eau.
WaPOR, acronyme de “ Water Productivity through Open access of Remotely sensed derived data ”, fournit aux utilisateurs des données satellitaires actualisées pour surveiller la quantité d'eau utilisée en agriculture, notamment pour l'irrigation.
Cela permet également de calculer les avantages économiques d'une utilisation plus efficace de chaque goutte d'eau. C'est crucial, notamment dans les régions où l'eau est rare.
Lifeng LI, directeur de la Division des terres et des eaux de la FAO, a déclaré : “ WaPOR peut fournir des informations importantes pour contribuer à améliorer les rendements agricoles. ”
La nouvelle version de WaPOR utilise une technologie satellitaire plus avancée, offrant des informations encore plus détaillées. Elle permet de zoomer sur chaque parcelle, chaque pixel représentant 20 mètres de terrain. Les agriculteurs peuvent ainsi déterminer le moment et la quantité d'eau nécessaires à leurs cultures.
Jippe Hoogeveen, conseiller technique principal du programme WaPOR, a déclaré : “ Nous disposerons de meilleures données, ce qui permettra aux gouvernements de planifier plus efficacement et de contribuer à la réalisation de l'objectif de développement durable n° 6. ”
Alors que les données élargies de WaPOR sont accessibles à tous les pays membres de la FAO et au public, la Colombie et le Pakistan sont les premiers pays hors d'Afrique et du Proche-Orient à recevoir le soutien de la FAO pour utiliser cet outil.
Le gouvernement néerlandais a financé le développement de WaPOR et de sa version étendue.”
Comment ça marche :
WaPOR réalise une prouesse intéressante : mesurer l’évapotranspiration, un phénomène du cycle de l’eau. Celle-ci inclut l’eau qui s’évapore du sol et celle qui s’élève dans l’atmosphère lorsque les plantes l’utilisent et libèrent de la vapeur.
Grâce à ces informations, WaPOR peut créer des cartes montrant la quantité de matière végétale (comme les cultures) que l'on peut obtenir avec chaque quantité d'eau utilisée. Cela permet de déterminer l'efficacité de notre utilisation de l'eau pour la culture des plantes.
Cela peut s'avérer utile à bien des égards. Cela peut contribuer à définir des règles concernant notre consommation d'eau et à fixer son prix. Cela peut également conseiller les agriculteurs sur les périodes et les quantités d'eau nécessaires à l'irrigation de leurs cultures. De plus, cela peut aider à déterminer la quantité d'énergie requise pour le pompage de l'eau, ce qui influe sur son coût.
WaPOR est très utile pour évaluer le surcoût ou le bénéfice lié à l'utilisation de l'eau. Cela peut aider les décideurs politiques et les petits agriculteurs à faire des choix plus judicieux. Parfois, réduire sa consommation d'eau n'est pas forcément la meilleure solution.
Par exemple, au Liban, la culture de pommes de terre de printemps est plus rentable que celle du blé, même si elle consomme davantage d'eau. Il s'agit d'un choix difficile entre assurer une alimentation suffisante et générer des revenus. WaPOR peut vous aider à calculer le potentiel de gain lié à votre consommation d'eau, ce qui peut faciliter ce type de décision.
Mais WaPOR ne se contente pas d'utiliser des cartes. Il analyse aussi la réalité du terrain. S'il constate que certaines exploitations agricoles utilisent l'eau de manière optimale, tandis que d'autres ont plus de difficultés, il peut aider à comprendre les stratégies des exploitations performantes.
De nombreuses organisations importantes, comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, utilisent WaPOR pour leurs projets. Cela les aide également à faire les bons choix.
Pour améliorer encore les choses, la FAO intègre WaPOR à sa plateforme géospatiale Main dans la main. Ainsi, elle pourra contribuer à un plus grand nombre de projets en faveur des zones rurales.
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