L'agriculture de conservation consiste à ne pas labourer le sol avant la saison des semis. Les agriculteurs utilisent plutôt des résidus de récolte ou des cultures de couverture pour maintenir le sol en place et éviter son érosion pendant les semis. Ils ont toujours recours aux herbicides et aux pesticides, mais en moindre quantité grâce à la réduction du ruissellement de ces produits chimiques vers les cours d'eau avoisinants.
Cela fait également référence à un ensemble de pratiques consistant à laisser au moins 30 % des terres couvertes de résidus de culture après les semis. Ces pratiques visent à réduire l'érosion des sols. érosion, le ruissellement et les problèmes de pollution de l'eau qui en découlent.
Le labour consiste à perturber mécaniquement le sol, généralement à l'aide d'une charrue ou d'un disque. Les agriculteurs y ont souvent recours pour préparer les champs aux semis, mais cette technique peut aussi diminuer les rendements et accroître le ruissellement des pesticides.
Que sont les méthodes de travail du sol conservatrices ?
Les méthodes de travail du sol conservatrices comprennent le semis direct, labour en bandes, le labour en billons et le labour avec paillis.
1. Semis direct
Le semis direct consiste à semer directement en pleine terre sans labourer le sol au préalable. Cela implique que les agriculteurs doivent semer dans des champs où subsistent des résidus de la récolte précédente.
L'agriculture sans labour ne nécessite aucun labour.
L'agriculteur utilise un équipement spécial pour semer directement dans le sol, sans le travailler au préalable. Ce système lui permet de gagner du temps et de l'argent, car il n'a plus besoin de consommer de carburant ni d'autres ressources pour préparer ses champs chaque année.
2. Dépôt
Le strip-till consiste à travailler seulement une partie du champ pour les semis, en laissant le reste intact. Cela permet de conserver une quantité importante de résidus de culture, limitant ainsi le ruissellement, tout en offrant aux agriculteurs la possibilité de préparer leur sol avec moins de matériel que les méthodes de semis direct.
Le travail du sol en bandes est plus efficace que le semis direct sur les sols lourds, comme ceux à texture argileuse ou limoneuse. La barre de travail du sol en bandes ameublit et réchauffe le sol avant les semis, ce qui favorise une croissance plus précoce et de meilleurs rendements pour de nombreuses cultures.
Le travail du sol en bandes permet également de lutter contre les adventices en enfouissant leurs graines à au moins 5 cm de profondeur lors du travail du sol. Si cela peut constituer un avantage, cela peut aussi représenter un inconvénient, car il est alors nécessaire d'apporter l'engrais en bande, dans l'axe du rang de semis.
3. Labour en billons
Le labour sur billons utilise un outil spécial qui découpe le sol en sillons étroits, créant ainsi des billons sur toute la longueur du champ où sont semées les graines. Les cultures en rangs sont semées dans les billons formés par la culture précédente ; le sol n'est labouré qu'entre les rangs.
4. Paillis-labour
Il s'agit d'une autre technique de travail du sol conservatrice où environ un tiers ou la moitié de la surface du sol est recouverte de résidus de culture. Le paillis sur sol est également connu sous le nom de gestion des résidus.
Le NRCS affirme que la technique du paillis-labour permet de gérer la quantité, l'orientation et la répartition des résidus de récolte et autres résidus végétaux à la surface du sol tout au long de l'année, tout en limitant les activités de perturbation du sol utilisées pour cultiver et récolter les cultures dans les systèmes où la surface du champ est labourée avant la plantation.
La technique du paillis-labour présente de nombreux avantages. Elle minimise l'érosion des sols, réduit les émissions de combustibles fossiles, augmente la quantité de matière organique dans le sol et conserve l'eau en minimisant l'évaporation à la surface du sol.
Comment les pratiques de travail du sol conservatrices en agriculture profitent-elles au sol ?
Voici quelques façons dont les pratiques de travail du sol conservatrices sont bénéfiques pour le sol :
1. Réduction de l'érosion
Le principal avantage du travail réduit du sol est qu'il protège ce dernier de l'érosion en le maintenant couvert de résidus végétaux toute l'année. Cela réduit le ruissellement et empêche les produits chimiques et les sédiments de pénétrer dans nos cours d'eau.
2. Amélioration de la santé des sols
Un autre avantage des pratiques de travail du sol conservatoires réside dans l'amélioration de la santé des sols. En effet, ces systèmes permettent de réduire le compactage, ce qui favorise l'infiltration de l'eau, l'activité microbienne, le cycle des nutriments et l'activité des vers de terre.
De plus, la teneur en matière organique du sol peut augmenter grâce aux résidus de récolte laissés en surface après la moisson. La couverture de ces résidus rafraîchit le sol en surface et réduit l'évaporation des premiers centimètres. Cela peut diminuer considérablement la consommation d'eau dans un champ en période de sécheresse.
3. Amélioration de la conservation de l'eau
Le travail réduit du sol contribue également à maintenir, voire à améliorer, la teneur en matière organique du sol. Le maintien d'une teneur élevée en matière organique favorise une bonne structure du sol et améliore sa capacité à retenir l'eau et les nutriments.
Sol matière organique Elle constitue également une source de nourriture pour les milliards de micro-organismes qui vivent dans chaque poignée de terre. Lorsque l'humidité est retenue dans la couche arable, les résidus laissés après la récolte contribuent à maintenir cette humidité tout au long de la saison de croissance.
Cela peut aider à lutter contre la sécheresse, notamment lors d'une année de sécheresse, et également à contrôler les mauvaises herbes dans les cultures futures.
4. Amélioration de la qualité de l'air
Le travail réduit du sol contribue également à diminuer la pollution atmosphérique en réduisant la poussière provenant des champs labourés. Cette poussière contient des pesticides, des nutriments d'engrais comme l'azote et le phosphore qui peuvent se retrouver dans les cours d'eau, du plomb provenant des gaz d'échappement des voitures et d'autres particules nocives que l'on inhale.
Lorsque les agriculteurs adoptent des pratiques de labour conservatrices, ils contribuent à empêcher ces polluants de se retrouver dans l'air que nous respirons.
5. Amélioration de l'habitat faunique
Les pratiques de labour de conservation améliorent également les habitats fauniques en offrant un abri aux petits animaux.
Inconvénients des méthodes de travail du sol conservatoires
Voici quelques inconvénients des différentes méthodes de travail du sol conservatoires :
semis direct
- Cela implique des coûts d'équipement spécifiques.
- Cela expose votre exploitation aux maladies fongiques.
- Cela nécessite une grande quantité d'herbicides.
- Il vous faudra beaucoup de patience avant de pouvoir récolter les fruits de l'agriculture sans labour.
- L'agriculture sans labour ne convient pas à certains types de sols, par exemple les sols argileux lourds.
- Vous pouvez utiliser ces champs à d'autres fins si vous pratiquez déjà cette méthode de culture.
Dénuder
- Le matériel de travail du sol en bandes est parfois plus coûteux que le matériel de travail du sol traditionnel. Le travail du sol en bandes nécessite un investissement dans une machine spécifique et éventuellement d'autres équipements. Ce matériel est généralement acheté neuf et son prix peut dépasser celui du matériel de travail du sol traditionnel.
Le travail du sol en bandes étant une technologie relativement récente, les opérateurs doivent être formés à l'utilisation correcte de leur nouvel équipement. Ils doivent apprendre à l'adapter aux conditions du terrain. Cela peut nécessiter de nombreux passages dans la parcelle pour ajuster les réglages en fonction de l'évolution des conditions. - Le travail du sol en bandes peut entraîner le dépôt de terre soulevée par le vent sur les résidus de culture présents dans les bandes lors des périodes venteuses. Cela peut provoquer l'enlèvement d'une partie de ces résidus lors de la préparation du lit de semences, réduisant ainsi l'efficacité du travail du sol en bandes pour la gestion des résidus et le désherbage.
- Les machines de travail du sol en bandes manquent de précision en terrain vallonné et en zones boisées denses. Dans ces conditions, elles peuvent manquer de précision pour le semis ou la fertilisation.
- Le travail du sol en bandes exige une attention particulière en matière de stockage et d'application d'engrais. En effet, cette technique utilise des engrais liquides dont la composition chimique ne peut être conservée que six mois environ avant de commencer à se dégrader. Les engrais doivent être appliqués correctement, faute de quoi ils peuvent polluer les cours d'eau (lacs, rivières, ruisseaux) en cas de surdosage ou de concentration trop élevée dans le sol.
- Le travail du sol en bandes n'est pas recommandé sur les sols très érodables, sauf si des cultures de couverture sont utilisées entre les cultures commerciales semées en bandes.
- Le travail du sol en bandes ne fonctionne pas bien non plus dans les champs sans labour où la couverture végétale est clairsemée ou lorsque de l'ammoniac anhydre est injecté sous la surface du sol. Cela signifie qu'une fois le travail du sol en bandes amorcé, il sera impossible de revenir au sans labour sans fracturer la surface du sol par un labour.labour en crête
- Il ne convient pas à la culture de plantes qui nécessitent d'être semées en rangs, comme la betterave sucrière.
- Le principal inconvénient du labour en billons réside dans la difficulté et le coût d'approvisionnement en matériel agricole. Les machines utilisées pour cette technique sont généralement anciennes et peuvent ne pas être disponibles chez les concessionnaires locaux.
- Un autre inconvénient est que ces crêtes peuvent parfois entraver le drainage et provoquer des problèmes d'érosion sur les pentes.
- Le labour en billons entraîne l'engorgement du sol. En effet, l'eau de pluie ne peut pas s'écouler des billons vers les sillons.
- Le labour en billons ne convient pas à tous les types de sols et ne fonctionne pas bien sur les sols argileux lourds ou recouverts de pierres.
labour en paillis
- Risque accru d'érosion.
- Un temps considérable est consacré à la préparation des champs.
- Difficulté à labourer le sol.
- Les agriculteurs pratiquant le semis direct avec paillis doivent également savoir comment utiliser correctement un tracteur de semis direct avec paillis.
- Un autre inconvénient du paillis est qu'il limite la surface cultivable chaque saison. En effet, il est impossible de semer sur une zone où subsistent des résidus végétaux de la culture précédente. De plus, certaines cultures sont plus adaptées au paillis que d'autres. Par exemple, le soja se développe mieux dans les champs paillés que le maïs et le coton. Par conséquent, cette technique peut ne pas convenir à tous les agriculteurs.
Le travail du sol conservateur est une méthode agricole qui consiste à laisser les résidus de récolte sur les champs afin de réduire l'érosion des sols et d'améliorer leur santé, leur rétention d'eau et leur fertilité.
Questions fréquemment posées
1. Lequel de ces éléments ne constitue pas un avantage de l'agriculture à travail réduit du sol ?
L'un des avantages généralement négligés de l'agriculture sans labour est l'amélioration du contrôle des adventices. Bien que les méthodes sans labour contribuent à minimiser l'érosion des sols, à améliorer la rétention d'eau et la santé des sols, elles n'offrent pas nécessairement le même niveau de suppression des adventices que les pratiques culturales conventionnelles.
Toutefois, d'autres stratégies de gestion des adventices, telles que la rotation des cultures ou les cultures de couverture, peuvent être mises en œuvre parallèlement au travail réduit du sol pour répondre efficacement aux préoccupations liées aux adventices.
2. Le labour est-il mauvais pour le sol ?
Le labour peut avoir des effets à la fois positifs et négatifs sur la santé des sols. S'il permet de décompacter les sols et de lutter contre les mauvaises herbes à court terme, il peut aussi entraîner, à long terme, l'érosion des sols, une perte de matière organique et une désorganisation de la structure du sol.
Un labour excessif ou inapproprié peut entraîner une diminution de la fertilité des sols et une vulnérabilité accrue à l'érosion. Il est donc important de trouver un équilibre entre les avantages du labour et ses effets négatifs potentiels à long terme sur la santé des sols.
3. Quels sont les avantages de la préparation du lit de semences ?
La préparation du lit de semences présente plusieurs avantages en agriculture. Premièrement, elle crée un environnement favorable à la germination et à l'implantation des semences, garantissant ainsi de meilleurs rendements. Deuxièmement, elle contribue à la lutte contre les adventices en perturbant leur croissance et en facilitant leur élimination.
De plus, la préparation du lit de semences favorise une meilleure absorption des nutriments et de l'eau en ameublissant le sol, en améliorant le développement racinaire et en favorisant la croissance globale des plantes.
Enfin, elle facilite une gestion plus efficace des ravageurs et des maladies grâce à des pratiques telles que la stérilisation des sols ou l'incorporation de matières organiques.
